mardi 18 mars 2008

Situation critique quand on est contractuel

Bonjour à tous,
Si je me permet de vous écrire, c'est pour vous faire part de la situation dans laquelle je me trouve, et vous montrer les aléas de mon parcours professionnel.
Je pense tout d'abord que mon métier actuel en tant qu'enseignant d'EPS est ma réelle vocation, et qu'il est dur pour moi de me demander à chaque fin d'année si ce n'est pas la dernière.
Je n'ai jamais pu présenter le concours SAPIN qui m'aurait permis d'être titulaire et cela parce que je ne travaillais pas en poste de contractuel en juillet 2000. Cependant, je faisais parti du MAP et cela n'a pas compté.
Aujourd'hui, il n'y a plus de concours en EPS ! MAIS en contre partie, on continu de faire rentrer des personnels de l'Education Nationale sur des postes occupés par des personnes vivantes et voulant conserver leur emploi. Remplacer un départ à la retraite OK, mais mettre quelqu'un là où un autre travaille déjà, je ne comprends pas bien.
Enfin, voilà mon parcours qui vous permettra de mieux comprendre la grogne qui existe chez les Agents Contractuels d'Enseignement.
Je suis tout d'abord rentré au Ministère de l'Agriculture en tant que MI-SE en avril 1999 à Brioude Bonnefont (43). Je suis devenu contractuel EPS le 25 septembre 2000 à Marmilhat en Auvergne (63). Mon poste a été pris par un titulaire et donc, j'ai été muté 2 ans à Bourges et Vailly sur Sauldre (dans le Cher 18).
De nouveau mon poste fut pris (mais cette fois par un titulaire venant de l'Education Nationale qui sortait de son année de PLC1) d'où un départ pour Chartres (28) où je ne suis resté qu' un an malgré une inspection avec un avis favorable.
Mon poste a de nouveau été pris par un nouveau titulaire du CAPEPS de l'Education Nationale (même caractéristique) et là obligation pour moi d'accepter un 50% à Beaune la Rolande dans le 45. J'y suis resté 3 ans et faisais 2 fois par semaine 120 km pour aller travailler et 120 encore pour rentrer chez moi.
Afin de compléter un peu mon emploi du temps et légèrement augmenter mon salaire (dur dur de vivre avec 645 € par mois), j'étais aussi vacataire au CFA de Bourges les jeudi matin (encore 100km A/R).
Enfin pour la rentrée 2007, je retrouve un plein temps sur Montargis (à 85 km de chez moi quand même) et là on m' annonce que mon poste fait parti de ceux possibles pour des personnels de l'Education Nationale.
Inutile de vous décrire à quel point je suis excédé par tout cela ainsi que mon mécontentement.
Je rappelle également que comme pas mal d'autres contractuels, j'ai 34 ans, une maison à payer et un enfant à charge...

Voilà, j'ai essayé d'être le plus clair et succin possible. En espérant que ce courrier puisse appuyer notre cause devant les décideurs.

Cordialement.

Olivier L

dimanche 16 mars 2008

Que dois je faire pour obtenir le droit de continuer cette carrière dans laquelle je m’investis largement ?

Enseignante en zootechnie, je suis en Contrat à Durée Déterminée (Agent Contractuel d’Etat) depuis septembre 2002.

Mon mari est employé en Contrat à Durée Indéterminée dans un organisme consulaire agricole. Nous avons deux enfants (3 ans et 8 mois) et une maison que nous avons acheté à crédit en 2004.

J’ai été inspectée en 2004. Le rapport d’inspection a été positif.

En 2005, une titulaire a pris le poste que j’occupais. J’ai donc été contrainte de postuler pour un poste situé à 70 Km de mon domicile. J’enseigne deux matières (zootechnie et génie alimentaire) sur deux sites différents distants de 30 Km.

En octobre 2006, un concours interne/externe PLPA en Productions Animales a été ouvert. J’ai fais partie des 6 agents admissibles au concours interne à l’issue de l’écrit. Malheureusement, je n’ai pas été admise à l’oral. Il faut dire que j’étais enceinte de plus de 8 mois lors de l’oral.

Je corrige régulièrement des dossiers de stages lors des épreuves terminales du baccalauréat. Cette année, j’ai accepté en plus la responsabilité de professeur principal en seconde. En CDD depuis 6 ans, au 31 août 2008, soit mon contrat CDD devient un CDI soit je suis licenciée ?

Que dois je faire pour obtenir le droit de continuer cette carrière dans laquelle je m’investis largement ?

Sandrine H

dimanche 9 mars 2008

Votre contrat de travail en tant que CAE arrive à échéance le 1er février 2008....

Voilà comment m'a été notifié cette année mon licenciement par le directeur de l'EPLEFPA. Celui-ci ajoutait dans sa lettre concernant mon contrat « Malheureusement, il ne nous est pas possible de le reconduire ni dans ces conditions, car vos droits sont épuisés, ni en tant que salariée à part entière du CFA car le budget ne le permet pas ».

J'étais embauchée dans cet établissement, en qualité de personnel TOS, en CES du 7 avril 2003 au 31 juillet 2004, puis en CAE à compter du 1er août 2004.

Auparavant, j'avais occupé un contrat emploi solidarité dans un IUFM du 1er novembre 2001 au 29 juin 2002 puis un CDD dans le même établissement du 21 septembre au 30 novembre 2002 que j'avais dû interrompre pour être auprès de ma fille handicapée qui avait été hospitalisée.

Aujourd'hui je suis sans emploi. Malgré les engagements du Conseil régional je n'ai eu à ce jour aucune proposition d'emploi.

Une mère dans le désarroi.

Le Ministère de l'agriculture serait-il au-dessus des lois ?

Bonjour,
J'ai bientôt 57 ans. Je m'appelle Francis et je suis agent contractuel TOS de l'enseignement agricole public. J'ai été embauché comme CDI en 1999, mais mon emploi n'a pas été transféré au Conseil régional au 1er janvier 2007, comme cela était normalement prévu pour tous les agents contractuels TOS de l'EAP.

Mon directeur d'EPLEFPA m'a licencié à compter du 31 janvier 2008 au motif que « le service pour lequel j'avais été embauché ne relevait plus des compétences de l'établissement à partir de 2008 ».

Le Conseil régional m'a proposé le 14 février 2008 un CDD de 3 mois pour la période du 1er février 2008 au 30 avril 2008 avec une rémunération mensuelle inférieure à celle détenue antérieurement.

Francis

X, 31ans, Ex Formateur pendant 5 ans

Bonjour, je m'appelle X, j'ai 31 ans.
J'ai travaillé comme formateur technique dans un CFPPA pendant cinq ans à la suite desquels mon contrat n'a pas été reconduit.
Voici mon parcours : j'ai été embauché en septembre 2001.
J'ai d'abord accepté un contrat de vacation jusqu'en février 2002, puis un CDD à temps
complet jusqu'en septembre. Les trois années suivantes, j'ai signé un CDD de 12
mois à temps complet. Mais en septembre 2005, patatras ! Pas de formation dans mon domaine et un contrat à 60% d'octobre à juin seulement. Durant cette période, je me suis investi personnellement afin de préparer de nouvelles formations pour l'année suivante.
Mais surprise, à la rentrée 2006, alors qu'une formation allait ouvrir dans mon domaine, le
centre me propose un contrat d'un mois à mi-temps (renouvelable bien sûr).
En effet, selon la direction du CFPPA, je n'étais pas suffisamment diplômé. J'avais été embauché en 2001 avec un BTS et il me fallait maintenant une licence pour enseigner en niveau 4. J'avais pourtant réalisé plusieurs demandes de congés formation pour obtenir ce Bac + 3. Mais le CFPPA ne cotisant pas aux fonds d'assurance-formation, je ne pouvais pas en bénéficier et du côté du ministère, les moyens alloués aux formations étaient déjà en baisse. Je me suis donc inscrit en licence à mes propres frais et j'ai représenté une nouvelle candidature pour la rentrée 2007, puisque le poste que j'occupais était de nouveau vacant. Mais, d'après le directeur, j'étais cette fois-ci trop diplômé !!
Aujourd'hui j'ai réussi à retrouver du travail grâce aux compétences professionnelles que j'ai pu
développer.
En tout cas, je trouve cette façon de traiter/jeter les gens dévalorisante voire dégradante. En effet, il est difficile de se projeter dans la vie avec des Cdd à répétition, modulables et modifiables à souhait au gré des directives, des directeurs et des directrices.
J'ai l'impression que ces modèles de management, diffusés par le ministère auprès des directeurs sont essentiellement basés sur la recherche d'une rentabilité maximum.
Mais le revers est là : sans programme, sans projet, sans vue à moyen et à long terme, une personne et a fortiori une équipe précaire ne peut pas donner le même investissement et la même qualité de service qu'une équipe stable.
C'est pourquoi je suis vraiment favorable à une titularisation de tous les agents qui assurent des fonctions permanentes au niveau de la formation et de l'apprentissage depuis plusieurs années (et parfois même des décennies).
Concernant les formateurs, je pense que leur statut doit être calqué sur celui des PLPA. Les recrutements se feraient alors selon les mêmes modalités que les professeurs de l'enseignement agricole.
Pour un service d'éducation et de formation de qualité, public laïc et gratuit, mobilisons-nous

X Ex précaire

vendredi 29 février 2008

Tatiana, vacataire depuis 5 ans à 1050 euros par mois

"J'ai 35 ans, 2 enfants et je suis vacataire 10/12 dans une DDAF depuis avril 2003 au service économie agricole.

En 2004 je passe un concours externe décentralisé d'adjoint administratif. Une 1ère place sur liste complémentaire et des promesses n'ont pas permis de me titulariser.

Est venu maintenant le temps où on me demande gentiment de chercher ailleurs.

Je ne peux prétendre à aucun dispositif de dé-précarisation mis en place par le gouvernement : je suis diplômée, je ne souffre pas de handicap, je ne suis plus "jeune"...

Cette situation professionnelle est plus que précaire: les projets personnels à long terme sont impossibles, l'avenir professionnel très incertain et un salaire d'environ 1050€ rend les fins de mois souvent difficiles.

Certains diront que "c'est mieux que rien", je leur réponds "on échange nos places?". Etre assis sur "un siège éjectable avec une épée de Damoclès au dessus de la tête", n'a rien de vraiment confortable!"

Tatiana, précairE.

Sandrine C. Vacataire depuis 6 ans à 1050 euros par mois

J'ai 37 ans, 2 enfants à charge et je suis seule pour les élever. Je suis vacataire 10/12 dans une DDAF depuis mai 2002 dans le service "Economie Agricole". Mon salaire mensuel est d'environ 1050 euros. Ne pouvant pas bénéficier de mesures de déprécarisation car :

- je suis titulaire du baccalauréat,

- je ne suis pas handicapée,

La précarité de ma situation l'a rend très incertaine. En effet on me précise en permanence qu'il faudrait aller voir ailleurs. Chose que je m'empresserais de faire si ma situation géographique (il y a peu d'emploi dans le département) et personnelle n'était pas un frein à une embauche.

Sandrine, précairE.