lundi 16 juin 2008

Déménager 3 fois en 5 ans pour finir à 1/2 temps !!

BBonjour,

Je me permets aussi d'étaler un peu ma vie professionnelle en temps qu'agent de l'état et plus particulièrement agent contractuel du MAP
Voilà je travaille pour le MAP depuis le 1 janvier 2001 en temps qu'agent contractuel de l'AFSSA, passionné par le métier d'enseignant je me lance un défi de réussir ma licence et et postuler sur un poste d'agent contractuel d'enseignement.
En mai 2003 la licence en poche je suis reçu pour un entretien d'embauche dans un lycée de Franche-Comté ( je vivais sur Lyon ); Ma candidature acceptée je déménage à plus de 180 km de chez moi, emmenant avec moi mon épouse et mon enfant.
Le 1er septembre 2003 je suis donc ACEN. M'informant des modalités administratives du postes d'enseignant contractuel, je m'apperçois de ne pas être à l'abri de "sauter" si un titulaire demande le poste que j'occupe.
Pas de chance c'est ce qui se passe et suis affecté suite à la fameuse commission des ACEN ET ACER sur un lycée à plus de 120 km du 2eme logement. L'effort est effectué, et rebelotte un titulaire "pique" le poste, et me revoilà en commission.
Celle ci m'annonce qu'aucun poste ne peut m'être proposé et je m'attelle a chercher par moi même un poste resté vacant après les 2 commissions. C'est chose faîte mais il faut déménager à plus de 250 km. L'effort est encore fait.
Devenu ACER entre temps je suis en poste sur un poste d'un lycée de la région Rhône-Alpes sur ce qu'il appelle un D4 "deficit structurel". J'occupe ce poste depuis maintenant 3 ans.
Au 1er janvier comme tous mes collegues ACER nous sommes devenus ACEN . Donc en gestion centralisé et nationalisé. Le poste que j'occupe passe à 50% alors que la structure et les effectif sont en hausse ( à rien n'y comprendre)
Je suis donc a 5 ans de contrat pour la DGER, je passe les concours lorsqu'ils sont ouverts mais le nombre de place ne laisse guère d'espoir de déprécarisation.
Si je fais mon calcul au sein du MAP, j'ai une ancienneté de 2.5 ans AFSSA et 5 ans DGER ce qui représente 7,5ans . Mais le CDI est très rigide puisque je ne rempli pas la condition de " même fonction pendant 6 ans". Une entreprise privée m'aurait CDisé depuis longtemps.
Avec la reforme de la Fonction Publique, nous, contractuels, n'avons guère de chance d'accéder à la titularisation.
un ACEN

lundi 26 mai 2008

trop diplômé pour être titulaire mais bien assez pour être vacataire !!

Bonjour,

En vous résumant ma situation de vacataire en DDAF sachant que je ne suis pas le seul mais si cela pouvait faire avancer............

Depuis le 01/09/04 je suis agent contractuel en DDAF.

J'ai signé neuf contrats. Je suis employé 9 à 10/12 de l'année.

Mon directeur et ma chef de service voudraient me faire bénéficier d'un recrutement échelle 3 (note du modérateur: recrutement direct sans concours). J'ai rencontré L'IGIR fin avril qui m'a fait savoir que je convenais parfaitement a ce type de recrutement mais que j'avais trop de diplômes (je n'ai que le BAC). Mais ou vas t-on????
En 2002 une personne a fait l'objet d'un même recrutement avec en poche un BAC+2?????
L'IGIR m'a dit que je correspondais pour passer un concours de catégorie C adjoint technique mais il y en a pas eu depuis 2001

Je lui est répondu que cela ne m'empêcherait pas de le passer aprés
Si toutefois vous auriez un tuyau pour m'aider dans ma démarche je suis preneur
En vous remerçiant par avance

Un précaire anonyme

samedi 17 mai 2008

Comment changer de profil quand on est agent contractuel d'enseignement?

Bonjour,

J'étale un peu ma situation personnelle, mais bon vu que je ne suis pas seule au monde, ça peut peut-être faire avancer les choses et les rêves des précaires.

Je suis Agent Contractuel National d'enseignement en CDI. Ò joie, je suis moins précaire qu'avant et dans une situation quand même beaucoup moins galère que certains collègues!

Je suis depuis 8 ans dans le même établissement, administrativement sur un poste
de professeur mais en réalité je suis chargée de mission, donc pas enseignante, avec des
missions nationales.

En février, je lis dans la note de service suivante : SG/SRH/GESPER/N2008-1061 du 19/2/8, que "les agents contractuels ont la possibilité de postuler sur tout poste ouvert correspondant à leur catégorie, à leurs compétences, même s'il n'est fait référence dans l'appel de candidatures qu'à des corps de fonctionnaires".

Serait ce une première, une sorte de révolution dans notre monde de contractuels?!?!?.
Alors ni une ni deux, je me lance et je postule.

L'employeur potentiel est ok pour ma candidature. Le secrétariat général me dit ok aussi. MAIS le BERFI à la DGER coince. C'est qu'on ne voudrait pas me laisser partir!

Alors il faut m'expliquer, je ne suis pas madame soleil moi! je n'arrive pas à décoder les messages subliminaux.
Un agent contractuel de l'enseignement ne serait donc pas un agent contractuel au sens de ce texte ?
Il y a des questions sémantiques qui me dépassent.
Cela signifie peut-être qu'un agent contractuel d'enseignement est une sorte de sous agent contractuel, qui n'a pas de "droit de sortie"!?!?.

Autre question : mais alors ça sert à quoi d'être en CDI?

Sophie

jeudi 3 avril 2008

"Les TOS n'ont droit à rien !!! Ils n'ont droit qu'à être malades"

Je me permets de vous écrire pour vous présenter mon cas.

Employée de ménage au Lycée et au centre de formation d’apprenti depuis 11 ans en CDI sur budget d’établissement, j’ai du me faire opérer le 28 février dernier.

J’ai donc travaillé jusqu’à cette date. Je suis en arrêt maladie depuis le 27 février et jusqu’au 7 avril 2008.

J’ai récupéré mon bulletin de salaire du mois de mars (ci-joint) . Son montant est de 0 euros !!

J’ai donc appelé mes responsables hiérarchiques pour demander des explications.

En effet, est ce normal de ne pas être payé lorsque je suis en arrêt maladie même si l’on est contractuel ?

Voilà quelques réponses de ma direction, entendues au téléphone (prenez un siège et asseyez vous !!) :

« Les TOS n'ont droit à rien !!! Ils n'ont droit qu'à être malades »

« Il n'y a plus d'argent dans les caisses »

« Ils ne se retrouveront plus que 2 au ménage, je n'embaucherai plus personne »

Ainsi après 11 années de service contractuel, j’ai appris que je n’avais qu’un seul droit « travailler » et si je tombais malade, il fallait me débrouiller pour vivre sous prétexte que mon établissement n’avait plus d’argent !!

Merci aux militants syndicaux et aux collègues pour leur soutien.

Une contractuelle TOS qui ne se laissera pas faire !!


mercredi 2 avril 2008

Les sièges éjectables de l'administration

Bonjour,

Les personnels de la DDAF de l'Orne, avec l'appui des organisations syndicales de la DDAF (UNSA, CGT et FO) se mobilisent contre la précarité.

Vous trouverez ci-après un article paru dans l'Ouest France du 31 mars 2008 suite à interview de deux agents précaires de la DDAF.

Un rassemblement du personnel de la DDAF a été organisé à 11h30 le lundi 1er avril 2008. La presse était présente (Ouest-France et Orne Hebdo) et l'évènement a été couvert par trois articles de presse dont deux dans l'Orne Hebdo.

La lettre ouverte au Secrétaire général du MAP a recueilli 56 signatures sur les 67 agents de la DDAF.

Si ça suit ailleurs, on peut gagner cette bataille !

Bisous

Michèle (DDAF de l'Orne)



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mardi 1 avril 2008

Lettre ouverte des personnels de la DDAF de l'Orne au Secrétaire général du MAP

Lettre ouverte au Secrétaire général du MAP

Les emplois de nos deux collègues, Isabelle HEMAR et Sylvie JUPIN, sont menacés à très brève échéance alors qu’elles totalisent respectivement 10 ans et 6,5 ans ETPT à la Direction Départementale de l’Agriculture et de la Forêt de l’Orne (DDAF).

En 2002, celles-ci pouvaient prétendre à une titularisation en qualité d’agent administratif –échelle 2- dans le cadre du protocole Sapin.

Ce protocole n’a pas été mené à son terme par l’ancien gouvernement Raffarin.

Elles sont rémunérées au SMIC sur des contrats couvrant 10 mois suivi d’une interruption de 2 mois. Cette situation est assimilée à un emploi saisonnier par l’UNEDIC diminuant ainsi considérablement leurs droits à indemnités de chômage.

Elles effectuent des tâches normalement dévolues à un agent titulaire : accueil et courrier pour la première et instruction des dossiers mesures agro-environnementales pour la seconde. Leur savoir-faire est reconnu et n’est plus à démontrer.

Elles sont exclues du nouveau dispositif de recrutement sans concours ouvert dans le premier grade (Echelle 3) dans le corps des adjoints administratifs au titre de l’année 2008 et perdent ainsi l’opportunité d’être déprécarisées.

Ces agents ne sont pas des kleenex que l’on jette après de « bons et loyaux » services. Pendant ce temps, on continue à recruter des vacataires ! Cette situation est pour le moins paradoxale et incohérente.

Face à cette situation, les agents de la DDAF, réunis en assemblée générale, le 6 mars 2008, entendent exprimer leur solidarité envers leurs deux collègues appartenant pleinement à la communauté de travail. Ils expriment leur totale incompréhension sur l’injustice d’une mesure qui les jetterait sur le marché du travail déjà sinistré dans le département de l’Orne. A 51 ans, sans formation, pour l’une d’entre elle, la reconversion sera très difficile car les employeurs sont très réticents pour recruter des seniors.

les personnels demandent la deprecarisation de Mesdames HEMAR et JUPIN.

Les personnels décident :

Un rassemblement sur le palier de la DDAF, le lundi 31 mars 2008 de 11 heures 30 à 12 h 30 en présence de la presse locale.

Copie à M. MARTY-MAHE (DDAF de l’Orne), M. le Préfet de l’Orne et M. ROSENBERG (Ingénieur Général du GREF-de l’Inter région Basse, Haute Normandie et Bretagne.

Un peu de stabilité... pour pouvoir faire mon travail avec plus de sérénité, de continuité et donc de QUALITE !

Bonjour à tous,

Je suis contractuel d’enseignement état depuis 2001 en Productions Animales - Zootechnie. J'ai eu jusqu'à maintenant la chance de rester dans ma région de domiciliation familiale (Je suis Toulousain et ma compagne est bien installée comme professeur à l'ENSA de Toulouse avec ma fille de 10 ans, cela aide mais cela ne suffit pas toujours) MAIS cela ne m'a pas empêché de connaitre les changements de poste à répétition.

J'ai commencé en 2001-2002 au LEGTA de Nérac (47) sur un poste 50% en Zootechnie (BEPA PV, Bac Pro PV, Bac Pro Equin et 1° STAE à l'époque) complété à 75% par de la biologie en BEPA. De plus, je devais loger au lycée 3 jours / semaine.
A la suite de cela, j'ai voulu me rapprocher de Toulouse et j'ai profité de l'opportunité d'un plein temps qui se présentait au LPA de St Gaudens (31) où j'ai exercé 2 ans de 2002 à 2004 (1/3 du temps pour des BEPA CPA en Zoot, 2/3 du temps au CFA associé en BTS PA par apprentissage).
Puis est venu le temps des galères suite à la demande du poste par un titulaire. Je suis donc parti sur 2004-2005 sur le LEGTA de Montauban (82) en poste à temps plein (classe de 4°, 3°, BEPA PV, 1° et Terminale STAE).
A la fin juin 2005, j'ai appris qu'un titulaire demandait le poste de Montauban. Je suis donc allé sur le LEGTA d'Auch (32) en 1/2 poste (2 classes de 1° et 2 classes de Term STAE).
Souhaitant retrouver un poste à 100%, j'ai postulé au mouvement des contractuels pour un poste de Zootechnie au LEGTA de Figeac (46). En fait, lors de mon entretien en Juillet, j'ai appris que c'était en réalité 1/4 de Zootechnie et 3/4 d'agronomie qu'il fallait faire (je ne suis pas agronome !), ce que j'ai fait jusqu'en Juin 2006 (classe de 4°, 1° et Terminale BEPA CPA, Terminale STAE et 1° STAV).
Puis sachant que c'était une situation provisoire (je remplaçais un titulaire en congé de formation), j'ai postulé sur le LEGTA de Rodez (12) où je suis en poste cette année (2° EATC, 1°STAV, Term STAV, BTS PA 1° et 2° année) à temps plein. Ce dernier poste est malheureusement au mouvement des titulaires et comme c'est un poste IGREF (ou IAE je ne sais plus) un ingénieur est susceptible de postuler dessus. Donc inch’allah !!!!

Voilà en résumé, mon profil de carrière actuel. Sachez également que j'ai toujours été convoqué chaque année aux examens en tant que professeur technique. Cela a toujours été pour la soutenance du dossier technique des BEPA ou STAE avec un travail de correction en amont, auquel se sont parfois rajoutées des corrections de copies (BEPA notamment en 2004). Et tout cela seulement quand je n'ai pas eu d’autre choix que de refuser avec insistance le cumul de plusieurs convocations (ex : en 2002 j'étais convoqué pour les rapports techniques BTS PA + rapports techniques Bac Pro Equin + corrections de copies BEPA + délibération de jurys).

Je rajoute qu'à bientôt 48 ans, j'aspire à un peu de stabilité pour pouvoir m'intégrer dans des projets d'établissements, des synergies entre collègues, tisser un tissu relationnel avec le monde agricole local...... Bref, de pouvoir faire mon boulot avec plus de sérénité, de continuité et donc de qualité (quand je ne suis pas obligé en plus d'essayer comme cette année, d'accrocher le concours interne CAPETA auquel j'ai lamentablement échoué l'an dernier faute de temps).

J'espère que ma participation aidera à nous faire entendre auprès du "Dieu parisien" et que nous pourrons enfin être autre chose que les vaches à lait de l'enseignement agricole. J’espère aussi que nous éviterons en fin d'année la formule classique : « Merci pour votre implication dans l'établissement et dans les activités extra scolaires avec les élèves, veuillez recevoir en gage de notre gratitude: ce magnifique livre, ...; cette bouteille de vin typique de notre région, ....ce joli coffret d'accessoires régionaux, ..... »

Paul